Je partais au Nicaragua pour participer à une retraite avec un groupe de 14 filles que je ne connaissais pas du tout. J’avais des appréhensions, mais je les ai mises de côté avant le départ pour donner à chacune sa chance.

C’est difficile d’arriver seule dans un groupe d’inconnues. On ne sait pas où est notre place, avec qui on aura des affinités, avec qui on partage les mêmes valeurs, avec qui on pourra partager notre vécu et être comprise.

Apprendre à connaître de nouvelles personnes, c’est également d’en apprendre sur soi. Comprendre ce qui fait qu’on clique facilement avec certaines, qu’on est irrésistiblement attirées à parler à certaines, qu’on a de la difficulté à connecter avec d’autres. On en apprend autant sur l’autre que sur soi. Ajoutez à ça la dynamique de vie en groupe et vous avez une occasion d’en apprendre des volumes sur vous-même. En tout cas, moi, j’avais des choses à apprendre!

Ces apprentissages viennent à point, puisque je pars pour un an en mars (c’est vrai, je vous dois un billet à ce sujet pour expliquer mon départ retardé) sur un programme qui réunira une cohorte de 75 personnes. Comme nous étions 14, j’ai eu droit à un « échantillon » de ce que ce sera en mars. Et j’ai compris qu’il y aurait bien des défis. Bien des belles rencontres qui me feront grandir, mais sûrement aussi de vrais challenges personnels auxquels faire face. Conflits de personnalités, valeurs différentes, niveaux de maturité différents, expériences de vie différentes, extravertis et introvertis, party animals et loups solitaires. Le plus beau dans tout ça, c’est que je réalise que je suis moi-même un mix de tout ça, pas facile à comprendre.

Pas qu’il y ait eu de conflits durant ma retraite au Nicaragua, mais il y a eu certaines occasions où j’ai été confrontée à ma réalité vs. la réalité des autres. Ceux qui me connaissent savent que je suis davantage un loup solitaire que la boutte-en-train du groupe qui s’entend avec tout le monde. Alors la vie en groupe a parfois été un défi. Heureusement, nous avions beaucoup de temps libre et j’avais ainsi la liberté de me réfugier seule dans un hamac ou de butiner d’un groupe à l’autre pour trouver la discussion et le vibe qui me convenait.

J’ai eu des moments de grande sociabilité et des moments de frustration intense à ne pas savoir où était ma place. Mais bon, qui a une place assignée en tout temps? Dans ces moments, j’ai erré, j’ai fait du hamac, j’ai pris des marches, je suis allée jouer dans les vagues, jusqu’à ce que je me retrouve dans un bon vibe qui cliquait avec d’autres.

J’ai passé des repas à jaser et à rire, et d’autres à avoir du mal à me retenir de quitter la table dès que j’avais englouti mon assiette. J’ai passé du temps au bar à m’amuser ferme pour finalement me coucher tard, alors que d’autres soirs je me sauvais en douce pour aller au lit tôt. Double personnalité? Peut-être 😉

Ce que je retiens surtout de cette semaine, c’est que j’ai rencontré 14 filles fantastiques, chacune à sa façon. Des filles solitaires comme moi pour qui c’était un défi de vivre en groupe. Des filles généreuses qui ont pris le temps d’avoir de vraies discussions. Des filles qui comme moi font face à des questionnements existenciels (parfois ou tout le temps). Des filles qui ont eu une année difficile et qui avaient décidé de venir à cette retraite pour y mettre un terme et reprendre les rènes de leur vie. Des filles qui ont ouvert leur coeur et été authentiques. Des filles qui ont su faire cheminer, rire, rassurer, consoler, appuyer les autres. J’en ressors épanouie et heureuse. Je suis vraiment choyée d’avoir vécu cette expérience et de m’être fait de nouvelles amies des 4 coins du Québec.

Merci les filles d’avoir fait de cette retraite un moment aussi unique : Josée-Anne, Chloe, Marilyne, Caroline, Émilie, Martine, Geneviève, Audrey-Ann, Justine, Andréane, Karine, Audrey, Marie-France, Joelle, Audrey-Claude, Katy, Amélie, Gabrielle.

C’est difficile de constater que c’est déjà terminé et que jamais nous ne pourrons revivre ces moments ensemble. La vie continue, les choses changent, les gens changent, alors il faut s’accrocher aux beaux moments vécus et les chérir en espérant que le futur nous offre d’aussi bons moments.

 

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