Durant mon séjour au Nicaragua, j’ai eu la chance de faire une excursion et de vivre une expérience hors de l’ordinaire. Le Nicaragua est reconnu pour ses volcans qui font partie de l’arc volcanique d’Amérique centrale, un maillon de la ceinture de feu du Pacifique. L’objectif de notre expédition était le volcan Cerro Negro afin d’en faire la descente en toboggan.

Avant le départ, je m’étais fait un point d’honneur de ne pas rechercher d’information sur internet afin d’avoir la surprise. C’est tout moi que de ne PAS rechercher, documenter, tout lire sur ma destination. Je déteste être trop informée, avoir vu toutes les photos, avoir vu des vidéos. Que reste-t-il comme fun une fois rendue sur place s’il ne reste plus rien à découvrir?

Bref, certaines filles du groupe avaient fait la recherche et étaient anxieuses et stressées. J’avais choisi de vivre l’expérience une fois sur place, alors je n’avais pas d’attentes et je ne savais pas à quoi m’attendre!

À commencer par le parcours pour s’y rendre! Moitié sur des routes nationales, moitié dans des chemins de terre maganés par les pluies. Je me disais que vu que c’était une attraction connue, il y aurait un chemin aménagé et un bureau d’accueil et tout. (Haha toi la nord-américaine qui est trop habituée de visiter des attractions à la Disney!) Après un chemin de terre interminable nous attendait… absolument rien! Déception pour les filles qui avaient hâte d’aller aux toilettes, car c’était les buissons qui les attendaient et non un bureau d’accueil avec salles de bain aménagées.

Après un peu d’adaptation à la réalité, il était temps de faire le trek pour se rendre au sommet… avec notre toboggan. Encore là, adaptation pour certaines qui n’avaient pas pensé que le toboggan ne les attendrait pas au sommet, ou ne serait pas tiré au sommet par une machine comme au Village des Sports. Adaptation, adaptation!

Le sentier pour monter était relativement escarpé, alors après 5 minutes d’ascension, nous étions en sueurs et essoufflées. Je n’avais personnellement pas tellement pensé que l’ascension pourrait être difficile (tsé quand je vous dis que je n’avais vraiment rien recherché et que je n’étais pas vraiment préparée!!!)… Mais les paysages étaient magnifiques et le petit vent nous asséchait (un peu) quand on prenait une pause.

La beauté du volcan et des environs était à couper le souffle. Les dunes de sable gris foncé au pied du volcan. Le volcan avec sa paroi de roches et gravier. Sans compter sur la vue d’ensemble qui se révélait à mesure qu’on montait; les dunes devenaient des coulées de lave laissant radicalement place à la forêt luxuriante nourrie par les richesses minérales du sol volcanique. Au détour du sentier, le cratère avec toutes ses couleurs selon les minéraux dominants :  ocre, jaune, gris, noir, blanc…  Et finalement au sommet, sur le flan opposé, le révélation de plusieurs autres volcans formant la ceinture de feu du Pacifique. Sans blague, j’aurais fait l’ascension même s’il n’y avait pas eu l’activité de toboggan – c’était tout simplement magnifique!

Une fois au sommet, il fallait bien redescendre… et ce serait en toboggan! Oh la la! On avait vu les « glissades » à notre arrivée, sur le pan le plus escarpé du volcan. Depuis, le stress était à son comble. Le temps d’enfiler nos combinaisons longues en jeans, on a eu droit aux consignes et explications de la guide sur l’utilisation du toboggan.

Il y a bien eu quelques tentatives pour créer une bonne vibe en encourageant celles qui partaient, mais le groupe était plutôt en mode introversion et appréhension. Et comme je suis une vraie éponge, ça a déteint sur moi… Alors je n’ai pas trouvé la descente facile. C’était très à pic. Le toboggan était somme toute assez basic. Et il fallait bien connaître la technique pour maîtriser sa vitesse et faire une descente sans anicroche. Caller les talons dans le sol pour arrêter ou ralentir. S’asseoir davantage vers l’avant pour ralentir. Tenir la corde mais ne pas la tirer pour ralentir. Bref, un peu le contraire de nos réflexes de petits Québécois qui font de la crazy carpet.

J’ai eu un peu peur en descendant. Ça allait trop vite à mon goût, planter les talons pour freiner ne marchait pas si bien, mon toboggan se remplissait de gravier. Je ne peux pas dire que j’ai eu du fun, car j’était trop concentrée à ne pas prendre une débarque et débouler jusqu’en bas. Mais je suis contente de l’avoir fait! Et le soulagement en arrivant en bas, incroyable 🙂

Faut dire que les timides célébrations en bas des glissades ont été de courte durée, puisqu’un énorme essaim d’abeilles a été réveillé et attiré par la blancheur des camions qui détonait sur le sable noir au pied du volcan. Pas le temps pour la collation de melon d’eau, on a sauté dans les camions et on a déguerpi. Ouf!

Au final, je dirais que c’est une belle activité à ne pas manquer au Nica. Si vous êtes avec une gang de téméraires qui débordent d’enthousiasme à l’idée de faire une activité extrême! Assurez-vous d’avoir un boost d’énergie positive et mettez-vous en mode tête brûlée pour triper! Sinon, l’ascension du volcan à elle seule en vaut la chandelle, et il y a un sentier pour redescendre à pied!

 

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