Québec est mon deuxième chez moi. J’ai fait mon DEC au Cégep de Sainte-Foy. Ma soeur habite à Québec et j’ai souvent vécu chez elle pour quelques semaines entre des sessions ou des phases de ma vie.

Hier, un attentat terroriste a été commis à la mosquée de Québec, sur le Chemin Sainte-Foy. Pas très loin du cégep. Pas très loin de l’université. C’est un quartier où il y a des gens qui proviennent de partout. Des étudiants, des immigrants, des familles. Un quartier où j’ai vécu.

J’ai appris avec horreur ce qui s’était produit. J’ai suivi avec horreur la couverture minute par minute. J’ai suivi sur Facebook pour apprendre les détails dès qu’ils étaient révélés. Mais je n’ai pas lu les commentaires sous les publications. Parce qu’on y retrouve sûrement le plus beau et le plus laid de l’humanité. La sympathie tout autant que la haine.

C’est dans ces moments qu’on constate qu’il y a deux côtés de la médaille avec les médias sociaux. J’aimerais donc n’y retrouver que le plus beau, soit la solidarité et l’amour universel. L’espoir. L’optimisme. Parce que la haine, l’intolérance, le racisme, l’indifférence qu’on retrouve, c’est pire que tout.

Ce matin, j’ai appris qu’un collègue de ma soeur était à la mosquée hier soir. Qu’il y a perdu un ami proche et des gens qu’il connaît. Les 3 niveaux de séparation sont bien minces aujourd’hui. Je suis triste depuis hier et je pense à cette communauté qui a eu peur, qui souffre. À tous ces gens qui y ont perdu des membres de leur famille, des amis, des collègues, des connaissances. Dans des circonstances abominables. À tous ces gens qui auront peut-être peur dorénavant d’aller prier. Peur des autres.

Ces 3 niveaux de séparation me font réaliser que des horreurs comme celle-là peuvent arriver à tout moment, peu importe où l’on se trouve. Ça n’arrive pas qu’à Paris et Berlin. Mais il ne faut pas céder à la terreur. Ne pas avoir peur. Continuer d’avancer. Continuer à vivre et à voyager. Parce qu’on n’a qu’une vie à vivre et qu’il faut en profiter au maximum chaque jour, car elle peut se terminer n’importe quand. Il faut apprendre de notre deuil. En tout cas, moi, j’ai tiré beaucoup de leçons du décès de mon père.

Mon coeur est avec vous, gens de Québec, qui vivez un choc terrible aujourd’hui, qui ne pensiez jamais que ça pourrait arriver chez vous… Moi non plus, je ne pensais pas que ça puisse un jour se produire chez nous.

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